juil 9

The End

Je referme ce blog comme je l’ai commencé, avec beaucoup d’émotions.

C’est une page de notre histoire qui se referme, une autre cette fois ci vierge nous attend en Belgique. Celle-ci nous l’écrirons avec vous.

Merci de nous avoir suivis tout au long du voyage et merci aussi pour tous vos petits mots d’encouragement.

Avant de vous quitter ou plutôt de vous retrouver, je voudrais partager avec vous quelques citations sur le voyage.

Le vrai voyage ce n’est pas de chercher des nouveaux paysages mais un nouveau regard. Marcel Proust

Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.Nicolas Bouvier

On ne peut découvrir de nouvelles terres sans consentir à perdre de vue le rivage pendant une longue période.André Gide

En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement que le voyage commence.N. Bouvier

Délaisse les grandes routes, prends les sentiers.Pythagore.

Ce qu’il y a de plus beau dans un voyage, c’est le retour : magie de la redécouverte de ce chez soi, invisible à force d’être connu.Benoît Peeters



juil 6

L’Equateur c’est aussi…

L’Equateur c’est aussi des moments avec ma famille et mes amis d’ici. Je voudrais vous les présenter car ce sont des personnes que j’aime beaucoup. Rosa, ma maman équatorienne et Diego, son compagnon, ont eu la gentillesse de partager leur espace de vie avec nous. On a eu l’occasion d’aller ensemble à Pasochoa, une jolie petite réserve naturelle  que je connais bien car j’y suis allée souvent lors de mon premier passage ici. Ce fut un peu l’aventure ce jour là car l’accès étant compliqué, on a du faire un bout de chemin en stop. On est monté tous les 7 à l’arrière d’une camionnette ce qui a beaucoup plu aux petits et grands.

Maria Rosa et Margarita, mes 2 sœurs équatoriennes nous ont montré tout au long de ces 2 mois leur savoir faire en matière d’élaboration artisanale de produits alimentaires : tomates séchées, confiture aux oignons et poivrons, purée de tomates à la quinoa, caramels au lait de chèvre, etc. Ce sont également  de supers tantes pour Maïté, Theo et Luna ; ce ne sont pas les moments qui leur ont manqué pour jouer, chanter, danser, cuisiner et faire des défiles de mode.

Juan Miguel, mon papa équatorien, j’ai bien failli ne pas le voir! Un RDV qu’on a du  annuler et reporter quelques fois mais on y est tout de même arrivé.  Le moment passé ensemble fut tellement court  qu’on a même oublié de prendre une photo.

Alicia, ma grand-mère équatorienne, nous a invité tous les 5 à manger chez elle car elle voulait nous préparer une de ses spécialités. En 20 ans, elle n’a pas beaucoup changé, elle garde la même force de caractère et joie de vivre.

Et puis il y a aussi les amis, Victor, chez qui on a logé en arrivant à Guayaquil. Jeaneth, mon amie d’école que j’ai eu la chance de retrouver grâce à l’annuaire de téléphone. On a fait la connaissance de ses 3 filles et de son nouveau compagnon Patricio.

Des moments précieux, des personnes formidables…

juil 5

Du sable fin

Après la jungle et les volcans des Andes,  nous avons mis le cap sur la cote et plus précisément sur Puerto  Lopez. Pour s’y rendre, nous avons pris un bus de nuit…et ce fut sans aucun doute le pire trajet de tout notre voyage.  12 heures de route avec des sièges non inclinables, un unique  WC hors service, des néons jaunes allumés toute la nuit, des vendeurs ambulants qui montent et qui descendent à tout moment,  une télévision qui passe des films super violents et vous ajoutez à cela 2 arrêts pour vérifier la mécanique et un contrôle de police en pleine nuit ou le bus est fouillé de fond en comble. Tout ca dans une ambiance chaude et humide avec une musique salsa de fond. Ce fut un vrai cauchemar… nous nous sommes jurés que ce serait notre dernier trajet en bus de nuit de notre vie ou du moins de notre voyage. Nous sommes arrivés à notre destination finale à 5h00 du matin sains et saufs mais très fatigues ! Heureusement nous n’avons pas eu trop de difficultés à trouver un hostal à cette heure là car Luis et moi avons passé une bonne partie de la journée au lit pour rattraper les heures de sommeil manquantes. Les enfants, eux, ont semble-t-il des piles qui se rechargent toutes seules. Puerto Lopez est une destination incontournable si on veut se rendre à l’ile d’argent, nommée également « ile des Galápagos du pauvres ». On peut y voir une multitude de colonies d’oiseaux marins tels que fous à pieds bleus, des frégates, pélicans et bien d’autres espèces. Les baleines à bosses viennent également se reproduire dans ces eaux entre mi-juin et début octobre. En chemin pour nous rendre à l’ile, on a eu la chance d’en voir quelques unes. Certaines sont  venues  très près du bateau. Nous n’avons malheureusement pas réussi à  prendre de bonnes photos, les vagues étaient tres fortes et Luna, Maïté et moi n’avons pas bien supporté ce voyage en bateau d’1h30. Apres la visite de l’ile, on a fait du  snorkling près des coraux. Des poissons très colorés et une tortue de mer sont venus nous saluer.

Ensuite on a continué notre route vers le nord et avons découvert les plus belles plages d’Equateur. Nous avons vraiment bien profité des vagues car l’eau à cette période de l’année est très bonne. Théo a eu l’occasion de refaire du surf. Il était plutôt content !

juin 25

L’aventure continue

Après Puyo, on a continué notre route vers Banos, une petite ville située au pied du volcan Tungurahua (5016m), un mot quetchua qui veut dire “gorge en feu”. Ce volcan bien actif crache régulièrement de la lave et des cendres, ce qui donne lieu occasionnellement à  des alertes et évacuations de la ville. Lorsque nous y sommes allés, le volcan s’est montré très calme et nous avons réussi à apercevoir son sommet le dernier jour de notre séjour grâce à une belle éclaircie. Banos est une destination qui offre une multitude d’activités à faire. Parmi celles-ci, nous avons choisi la ballade en VTT le long de la route des cascades et une ballade à pied dans les environs. On a également testé le bain de boue aux multiples vertus. On a chacun du se tartiner de boue du bas vers le haut. Ensuite on nous a invités à danser librement pour accélérer le séchage pour finalement se doucher et se frictionner le corps. Avant de quitter Banos, Théo et moi avons décidé de plonger à 6 heures du matin dans les eaux thermales bouillonnantes. Un régal ! Après Banos, on est allé sur le flanc d’un autre volcan complètement endormi celui-ci. Le Chimborazo du haut de ses 6310 mètres est vraiment impressionnant avec son casque blanc. Nous sommes allés en taxi jusqu’au premier refuge situé à 4800m et ensuite avons marché  jusqu’au deuxième refuge situé lui à 5000 m et à seulement 1 km du premier. Ce petit kilomètre nous a semblé interminable. Apres 10 pas, nous devions nous arrêter pour reprendre notre souffle et respirer un air froid, pur mais pauvre en oxygène.

juin 23

Un peu d’aventure…

On voit enfin le bout de ces cours à distance, Maïté en est à ses révisions et Théo doit encore faire quelques séries de mathématique (1 série = 1 semaine de cours). La tache que je me suis attribuée au début du voyage m’a semblé au fil des mois quasiment une mission impossible à accomplir. Il est vrai qu’on ne s’improvise pas prof. C’est tout un métier que d’instruire des petites têtes brunes.  Je peux dire qu’après 10 mois, les enfants n’ont qu’une seule envie, celle de retourner dans une vraie école et moi j’ai peut être trouvé ma vraie vocation :-)   Donc, comme ces petites têtes brunes ont bien travaillé, on a décidé de quitter le confort et la quiétude de la maison de Rosa pendant une semaine pour nous remettre en route et découvrir l’Equateur. On a commencé par la jungle amazonienne car on avait promis à Théo que pendant notre voyage on irait au moins une fois voir à quoi celle ci ressemble. Comme une promesse est une promesse, on a filé tout droit vers Tena à 6 heures de Quito, ville à la confluence de deux rivières et réputée pour le rafting. En descendant du bus, on a eu la chance de tomber sur Gabriel, un guide natif de Tena qui a grandi au bord des rivières et qui connait la jungle comme sa poche. C’est également un chasseur de serpent, il en a quelques uns chez lui, ce qui a valu quelques belles séances photos.  Il nous a proposé plusieurs types de tours et on a opté pour le rafting avec la pêche au filet. Il a partagé avec nous  toutes ses connaissances sur la faune et la flore de sa terre natale, son savoir faire pour pêcher, son enthousiasme à nous faire faire des tours de 360 degrés avec le canoë, son plaisir à observer la nature et à  manger du poisson au bord de la rivière avec comme assiette des feuilles de palmier. Si nous n’avons pas prolongé notre séjour à Tena c’est bien à cause des moustiques. Nos jambes ont été littéralement la proie des ces affreuses bébêtes. Avant de rejoindre la sierra, on a fait une étape à Puyo ou nous avons visité un parc ethnobotanique géré par des Shuars, une communauté indigène de l’Amazonie. Ils nous ont montré leurs coutumes, leur mode de vie ainsi qu’une kyrielle de plantes médicinales qu’ils utilisent quotidiennement. Ce que l’on a préféré  c’est souffler dans la sarbacane et tester le sang de drago, une sève rouge qui soulage assez efficacement les piqures de moustiques.

juin 11

Les volcans

Pour notre deuxième escapade, nous avons loué  une voiture pour découvrir trois volcans avoisinants Quito.

Le cratère de Quilotoa est un lieu complètement magique et mystérieux  avec son lac cristallin au fond du cratère. Autrefois le chemin pour y accéder était en terre et très cahoteux; ce qui faisait de cet endroit un lieu complètement isolé et presque inaccessible. Il fallait faire du stop ou monter à l’arrière d’un camion pour y arriver tandis qu’aujourd’hui, la route est fraichement asphaltée. Même si le tourisme s’y est fortement développé, cela n’enlève rien à la beauté du paysage. Les hôtels ont poussé comme des champignons, des kayacs  et des chevaux attendent les touristes pour leur faire faire un tour sur le lac ou les  remonter en haut du volcan sans trop se fatiguer.

Le volcan de Cotopaxi, volcan actif  le plus haut d’Equateur, est situé au beau milieu d’un parc national habité par des chevaux sauvages, des taureaux, des cerfs, des lapins et encore bien d’autres espèces d’animaux que nous n’avons pas eu la chance de voir. Nous sommes arrivés dans le parc en fin d’après midi un peu avant sa fermeture et nous avons eu la chance de trouver une auberge ouverte qui nous a proposé 5 lits dans un dortoir avec une vue sur le volcan. Ca on l’a su le lendemain matin car lorsque nous sommes arrivés un épais brouillard s’était abattu sur le parc. Etant donné que nous n’avions pas d’électricité dans notre chambre, nous nous sommes couchés très tôt et nous sommes levés également très tôt. Ceci a eu comme avantage de nous permettre d’observer depuis notre fenêtre le majestueux Cotopaxi à la lumière de l’aube. Ni une ni deux, on a pris la voiture et sommes partis découvrir tout ce que ce parc avait de beau a nous montrer.

Le cratère de Pululahua est un cratère plat et fertile cultivé par une petite communauté. Cette fois ci nous n’avons pas eu de chance car nous sommes arrivés une fois que les nuages avaient pris possession des lieux.

juin 10

Le cacao équatorien ( Maite)

A Mindo, on a visité un atelier artisanal de chocolat .

Un peu d’histoire sur le cacao: Le cacao est d’origine  d’Amérique du Sud. Les équatoriens ne mangeaient que la pulpe du cacao et jetaient les grains. Ce sont les mexicains qui ont commencé à toaster et moudre  les grains de cacao comme ils faisaient avec le maïs. Ils obtenaient ainsi une pâte de cacao qu’ils mélangeaient avec du piment, de l’eau et de la farine de maïs. Pour les enfants, ils ajoutaient du miel. C’était une boisson qui leur donnait beaucoup d’énergie. Les Espagnols appréciaient beaucoup cette boisson et ils l’ont exporté en Espagne.C’est devenu une boisson très chère en Europe, seuls les aristocrates pouvaient la boire. Les Français ont eu l’idée de remplacer l’eau par du lait et c’est comme ça qu’est né le chocolat chaud.

Fabrication du chocolat: Après la cueillette du cacao, on fait fermenter les grains pendant 6 jours puis on les fait sécher au soleil. Après on les  toaste, les broye, puis on sépare le cacao de sa coque. Ensuite, on met le cacao dans une machine qui  transforme le cacao en pâte. Cette pâte peut déjà servir pour les desserts. Dans une autre machine on peut séparer le beurre de cacao de la poudre de cacao. On a terminé cette visite par une dégustation de chocolat!!! Délicieux!!!

juin 7

Mindo

Notre retour se fait déjà sentir et nous allons devoir à présent jongler avec le temps qu’il nous reste. Il nous faut  gérer les derniers cours à distance ainsi que les révisions et l’envie de profiter un maximum des dernières semaines sur ce beau continent. Voila qu’il nous faut planifier! Pas facile tout ca !

Nous avons la chance en séjournant dans ma famille  à Quito de pouvoir alterner des périodes studieuses avec des petites escapades. On peut à présent voyager léger, plus besoin d’emmener tout l’équipage. Fini aussi les trajets en bus de plus 20 heures car l’Equateur n’est finalement pas si grand que ca et offre une biodiversité incroyable. En quelques heures seulement on peut se retrouver dans une jungle amazonienne, les montagnes ou sur des plages de sable fin.

 Notre première petite escapade à eu lieu à Mindo, une petite ville à seulement 2h30 de Quito et vrai paradis pour les ornithologues et passionnés de nature. Pour voir les fameux toucans et autres espèces d’oiseaux, on a du se réveiller très tôt. Grâce à notre guide et son télescope de pro, on a pu les observer dans la foret. Une foret luxuriante que nous avons, Maïté, Théo et moi survolé  grâce à des tyroliennes.

mai 26

Quito mio…

C’est avec beaucoup d’émotions que je suis arrivée à Quito et que j’ai retrouvé ma famille équatorienne qui m’a accueillie pendant un an il y a plus de 20 ans. Mes petites sœurs de l’époque sont devenues de jeunes femmes qui ont créé leur propre entreprise de produits artisanaux. Le premier WE passé à Quito fut pour nous l’occasion de les accompagner dans les divers marchés ou elles vendent leurs produits. Maïté, Théo et Luna ont eu beaucoup de plaisir à jouer aux petits vendeurs.      Quito a bien changé, plus grand, plus ordonné, plus occidentalisé. Rosa, ma maman équatorienne, nous a fait une visite guidée du vieux centre ville. Presque tous les monuments ont été rénovés, les quartiers,autrefois, considérés comme dangereux sont à présent devenus des quartiers branchés et touristiques.  Il y a à présent un téléphérique qui permet de grimper sans trop se fatiguer sur le flanc du volcan Pichincha. De là, on peut apprécier  Quito, son aéroport et sa fameuse piste d’atterrissage situés en pleine ville, le trafic aérien, les volcans avoisinants, le paysage andin.

Je n’ai pas pu me retenir d’emmener ma petite famille au musée de Guayasamín, qui montre les chefs-d’œuvre de cet artiste équatorien.

Je suis également allée rendre une petite visite au collège Quito dans lequel j’ai étudié. Ce fut pour moi l’occasion de revoir certains profs et d’assister à un cours sur  »le développement de la pensée » donné par Rosa.

mai 25

Al fin en Ecuador. Guayaquil

Sin tardar nos dirigimos más al norte, acercándonos del Ecuador. Pensamos que era necesaria una parada en Piura y allí planificar el viaje al país vecino.

En Piura el clima estaba hirviendo el sol que quemando. Igual que las otras veces buscamos un alojamiento, pero esta vez me decidí mucho más rápido, y creo que comprenden por qué.

El hostal se llamaba “San Carlos” y también se encontraba en una calle muy cercana a la plaza principal, su nombre: Ayacucho.